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Souvenirs d'enfance

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MessageSujet: Re: Souvenirs d'enfance Mer 30 Oct - 6:25

Elle aurait pu s'énerver et fuir aussi vite que le vent, avec son étalon. Pourtant elle ne remontait pas immédiatement sur la rive et mieux encore, se joignit à moi dans un rire que je ne me connaissais pas. Depuis étais-je si décontracté en présence d'un semblable? Mes compagnons eux-mêmes semblaient douter de mon identité l'espace d'une seconde. Pourtant les effluves n'avaient jamais su tromper leur odorat et ils savaient qu'il s'agissait bien de moi. Doucement, le soleil disparaissait derrière la cascade. Il ne nous restait que quelques minutes avant la tombée de la nuit pourtant, je ne ressentais pas l'envie de me séparer d'elle. Elle était la première humaine que je rencontrais avec un tel plaisir, et la première à me voir sourire et pire encore, à me voir rire. Je souriais intérieurement en pensant qu'elle ignorait la chance qu'elle avait.

Trempée jusqu'aux os, elle sortit finalement de l'eau et me lança un regard magnifique que je ne pu réellement identifier. En fait, je n'en ressentais ni l'envie ni le besoin. Je le trouvais simplement splendide et j'aurais figé la scène pour la dessiner, si j'en avais eu l'occasion et le temps. Mais déjà elle excusait mon geste et acceptait de bon coeur ma mauvaise blague. Cependant, je savais bien que toutes les excuses du monde ne seraient pas suffisamment chaudes pour retirer toute cette eau et ce froid mordant qui devait mordre sa peau tandis que nous restions immobiles, tout près l'un de l'autre. Dans un geste, croisant les bras devant et attrapant ma chemise à mes hanches, je la retirais furtivement et la lui tendait en détournant le regard à l'opposé de sa position.

- Retires tes vêtements et enfiles ça. Tu risque de tomber malade par ma faute.

Torse-nu, je ressentais les frissons du vent contre ma peau. C'était une sensation que j’aimais particulièrement, elle me permettait de me sentir vivant. Je me souvenait alors que durant mon enfance, si je m'étais écouté je me serais promené à moitié nu dans les bois, seulement pour le plaisir de sentir le monde autour de moi. Je devais bien admettre que j'avais été un gamin très particulier et qu'encore aujourd'hui je restais un jeune homme bien différent des autres. Elle tardait à attraper ma chemise et je n'entendais pas le son des habits trempés quitter son corps. Je me tournais vers elle, elle n'avait pas esquissé le moindre mouvement. Je me demandais si la lueur des derniers rayons du soleil était la cause des tâches roses sur ses joues, ou si elle rougissait simplement. Peut-être que dans son monde, les hommes ne se dénudaient pas ainsi devant les demoiselles. Contre mon gré, à cette seule pensée je me sentais quelque peu gêné. Avais-je dépassé une limite? Avais-je franchi les barrières des codes humains?

- Je... Ne crois pas que mes pensées soient mal alimentées. Je veux seulement que tu te couvre de quelque chose de sec, moi j'ai l'habitude de me balader ainsi, je n'ai pas froid.

Mes paroles hésitantes me faisaient plus encore douter de moi-même, et une nuée de papillons s'envola à l'intérieur de mon estomac sans pouvoir prendre la fuite. Ils continuèrent à voler longtemps dans mes entrailles et je gardais le bras tendu dans sa direction tandis que j'ignorais si elle prendrait ou non ma chemise. Je me sentais étrangement vulnérable, une sensation que je haïssais pourtant mais dont aujourd'hui je me délectais.
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MessageSujet: Re: Souvenirs d'enfance Mer 30 Oct - 19:46


Valinor me regarda m'approcher silencieusement. Le regard qu'il me lançait me gênait quelque peu, mais j'avais trop froid pour réfléchir à sa signification. Il avait l'air dans ses pensées mais étrangement il me regardait avec une grande intensité. Pourtant, je ne devais pas avoir fière allure comme ça... Les vêtements collants et les cheveux plaqués sur la tête, dégoulinant sur mes épaules. Comme j'avais froid à présent que je ne bougeais plus. Si j'avais été seule je me serais mise à courir comme une folle dans l'espoir de me réchauffer. Mais j'imaginais que cela n'était pas convenable de piquer un sprint devant quelqu'un. Je n'avais jamais vraiment aimé les codes, les règles, ce pourquoi j'étais devenue une Armure mais j'avais tout de même mes limites dans le ridicule. Je portais une grande attention à ce que les gens pensaient de moi et j'étais très soucieuse de paraître "bien".
Je grelottais de plus en plus, et mon nouvel ami dut s'en apercevoir. En effet, il entreprit d'enlever sa chemise et de me la confier.
- Retire tes vêtements et enfile ça. Tu risques de tomber malade par ma faute.
Le temps de ces paroles il retira son vêtement et me le tendit en tournant la tête. Malheureusement pour lui, ce n'était pas là qu'était mon attention. En réalité, jamais un homme ne s'était déshabillé pour moi et cela me mettait horriblement mal à l'aise. Je sentis mon visage s'enflammer légèrement et je ne pus quitter des yeux son torse musclé. Valinor n'avait rien à envier aux boxeurs clandestins des rues Cendre. Sa grande forme physique s'illustrait parfaitement dans ses abdominaux. Des frissons apparurent le long de ses bras à cause du vent, et je suivais des yeux le sillon qu'ils laissaient sur sa peau. Toujours est-il que sa chemise pendait toujours devant moi sans que je n'ai esquissé le moindre geste dans l'intention de la prendre.

Il se retourna lentement dans ma direction et je le vis hésitant. Il chuchota presque:
- Je... Ne crois pas que mes pensées soient mal alimentées. Je veux seulement que tu te couvres de quelque chose de sec, moi j'ai l'habitude de me balader ainsi, je n'ai pas froid.
Un instant, je me traitai de tous les noms dans ma tête. Celui qui revenait le plus souvent était "folle". Oui j'allais bien me mettre à moitié nue en pleine forêt devant un quasi-inconnu rencontré la journée même. Mais j'avais pris ma décision. Valinor n'avait vraiment pas l'air d'avoir de mauvaises intentions, et j'aimais le danger. Si on pouvait appeler ça un "danger". Je me persuadais que ce n'en était pas un. Jeune, j'accumulais les bêtises. Pourquoi cela s'arrêterait-il maintenant après tout? Alors je pris brusquement la chemise sombre des mains du jeune homme. Il se retourna à nouveau et j'entrepris d'enlever les miens. Je défis d'abord toutes les attaches de ma veste. Puis je la posai délicatement sur le sol en jetant un coup d'oeil à Valinor, légèrement inquiète. Il n'avait pas bouger. Alors je continuai et enlevai le léger vêtement que je portais en dessous, doux au toucher et sur ma peau. En sous-vêtement, je ne quittai pas l'Armure du regard. Je reprenais alors sa chemise et la mis lentement en évitant le contact avec mes cheveux mouillés. Elle était beaucoup trop grande, ce qui était prévisible mais j'eus tout de suite chaud. Elle était encore tiède d'avoir été porté par Valinor et j'y sentais son odeur et celle de ses loups. Je m'y sentais bien. Je pris alors en boule mes affaires mouillées et les mis sur Roméo qui s'était approché. Il renifla bruyamment mon buste, jeta un coup d'oeil à Valinor et reprit son air habituel. Je fis demi-tour et je le regardais à présent qu'il s'était retourné. Je le trouvais beau. Le crépuscule naissant faisait naître des ombres sur ses épaules et sur le début de son dos et cela lui donnait un air fantomatique, mystérieux.
Je lui dis timidement:
- Merci, mais tu es sûr que tu ne vas pas avoir froid toi?

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MessageSujet: Re: Souvenirs d'enfance Ven 1 Nov - 12:06

Mes compagnons se tenaient à l'écart et Aëlys semblait hésiter quelques temps. Finalement, sans même répondre à mes paroles elle entreprit de retirer ses vêtements mouillés. Alors même que ses mains se dirigeaient vers son haut je détournais le regard, soucieux de paraître insistant ou pire, pervers. J'écoutais les sons du monde nous environnant et en même temps, celui des vêtements trempés quittant son corps. Je connaissais cette sensation de froid, lorsqu'on se déshabillait après avoir piqué un plongeon dans une eau glacée. Contre mon gré, mon coeur se mit à jouer les héro en accélérant à une allure fulgurante, et mon cerveau se jouait de moi en affichant dans ma tête des images douteuses. Je fermais les yeux, tentant de chasser ces idées futiles et inconvenantes, mais elles restaient là durant tout le temps dont Aëlys eut besoin pour se changer. Je rougissais lentement mais sûrement, et les frissons sur mon corps ne furent plus dus au froid mais à sa simple présence dans mon dos. Une boule dans ma gorge se forma et lorsque je compris qu'il s'agissait du désir pur et dur, je claquais des mâchoires et serrais les dents violemment pour tenter de changer le cours tordu de mes pensées.

Finalement ma chemise quitta le couvert de ma main et je rabaissais mon bras où la coupure de circulation du sang avait commencé à me faire mal. Je restais de dos à la jeune fille, désireux de ne pas me retourner trop tôt et en même temps fiévreux à l'idée qu'elle n'était peut-être pas encore habillée. Sidka dressa les oreilles dans ma direction, il avait probablement senti mon trouble aussi clairement qu'il aurait humé les effluves d'une proie. Je devais puer l'envie, l'excitation et la peur. Pourtant il ne se leva pas, lové contre son frère qui lui ignorait totalement la situation. Kinaï lança un croassement qui me ramena à la réalité mais je repartais aussi vite vers mes idées incongrues et ses appels furent inutiles les fois suivantes. Dépités, mes compagnons me laissèrent à mes problèmes et seul Sidka s’évertua à veiller sur moi, cherchant peut-être une idée pour me sauver de ma propre folie, purement humaine. J'entendis enfin le choc des vêtements trempés sur le dos de l'étalon mais ne me tourna pas tout de suite, dans le doute. De longs s'instants se suivirent et j'ignorais ce que pouvais bien faire Aëlys puisqu'au vu de l'immobilité de l'air nous entourant, elle ne bougeait plus.

Je décidais de me retourner lentement et lorsque nous nous fîmes face, elle me détailla un instant. Je ne pouvais imaginer quelles étaient ses pensées et je me trouvais dans l'incapacité totale d'ignorer les miennes. Le désir me consumait douloureusement et je peinais désormais à me retenir de l'embrasser. Si j'avais pu imaginer la réaction que j'aurais le jour où je rencontrerais une fille de mon espèce que j'apprécierai, alors probablement la peur m'aurait fait fuir à toutes jambes lorsque mon regard avait croisé celui de Aëlys. Pourtant il était déjà trop tard, notre rencontre s'était établie et les réactions naturelles de mon corps et de mon coeur s'éveillaient comme des parasites indésirables.

Ses paroles, sa voix douce et envoûtante, me sortirent de mes sinistres pensées. Je me maudissais de salir ainsi une si belle vie et me massacrais intérieurement d'oser penser à de telles extrêmes. Je restais un instant silencieux, trop occupé par mon combat intérieur, puis réalisais mon immobilité et reprenais aussi vite que possible mes pauvres esprits. Je tentais de lui sourire l'air de rien mais sentais bien que ma face affichait ma gêne comme un immense panneau lumineux : ATTENTION, CE GARS EST EN MANQUE // ATTENTION, CE GARS EST PUCEAU // ATTENTION, CE GARS EST EN MANQUE // ATTENTION, CE GARS EST PUCEAU // ATTENTION, CE GARS EST EN MANQUE // ATTENTION, CE GARS EST PUCEAU

- N-non. Ne t'en fais pas, je n'ai réellement pas froid. J'ai l'habitude, je te le promets. Et puis, mes compagnons sauront me réchauffer.

Je tentais une petite blague pour détendre une atmosphère qui me devenait étouffante, mais l'allusion s'illumina dans ma tête alors même que je ne voulais pas paraître indécent : ATTENTION, CE GARS EST EN MANQUE // ATTENTION, CE GARS EST PUCEAU // ATTENTION, CE GARS EST EN MANQUE // ATTENTION, CE GARS EST PUCEAU // ATTENTION, CE GARS EST EN MANQUE // ATTENTION, CE GARS EST PUCEAU. Dépité, je restais finalement silencieux, priant pour qu'elle n'imagine pas les mêmes choses que moi ou pire, qu'elle pense que moi, j'imaginais ce genre de choses...
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MessageSujet: Re: Souvenirs d'enfance Dim 3 Nov - 17:43


Valinor était aussi mal à l'aise que je l'étais moi-même. Il paraissait "bloqué". Il ne me répondait toujours pas, et je voyais bien qu'il pensait exactement à la même chose que moi. Nous étions comme deux idiots face à une nouveauté et ne sachant pas comment y faire face. Pour ma part, plus je le détaillais plus je me sentais mal. Mon cerveau refusait de fonctionner correctement et j'étais incapable de prendre une décision pour me sortir de cette inquiétante situation. J'aurais dû baisser les yeux, reculer, lui dire au revoir, m'en aller. Mais j'étais prostrée sur place et mon regard dérivait sans cesse vers ses yeux bleus ou plus bas, ce qui était pire. Dès que je remontais les yeux, lui les baissait. C'était comme une impasse, où sans pouvoir contrôler notre trajectoire, nous nous éloignions irrémédiablement de la sortie. Finalement, il fit un petit sourire forcé. Cela rajouta de l'intensité à mon trouble. S'il m'avait embrassé à ce moment précis, je me serais laissé faire. D'ailleurs, en y réfléchissant bien, c'était le cas depuis le début. Pour le moment, nous étions gênés et aucun de nous deux ne semblaient prêt à se rapprocher de l'autre ne serait-ce que d'un centimètre.
Valinor décida alors de briser le silence et me répondit doucement:
- N-non. Ne t'en fais pas, je n'ai réellement pas froid. J'ai l'habitude, je te le promets. Et puis, mes compagnons sauront me réchauffer.
J'écoutais d'une oreille distraite ces paroles, je fixais plutôt ses lèvres qui bougeaient doucement. Puis me reprenant en plantant mes ongles des mes paumes, j'examinais plus attentivement ce qu'il venait de dire.  D'abord rassurée, je relâchai la pression sur mes mains. Puis, ses paroles arrivèrent tant bien que mal jusqu'à mon cerveau en ébullition et je rougis violemment. Pourquoi ne pouvais-je pas m'empêcher de penser à ça!? C'était insupportable et pourtant assez agréable, je pensais un instant à lâcher prise. Finalement, il n'y avait rien de mal à penser à ce genre de choses à mon âge. Et pourtant, ces nouvelles sensations me paraissaient mauvaises et je tentai par tous les moyens de les renvoyer. Quelques instants plus tôt, j'avais froid. Et bien, ce n'était plus le cas! A présent, j'aurais tout fait pour que la chaleur au creux de mon ventre et dans ma tête disparaissent. Quitte à refaire un plongeon dans l'eau glacée. Malheureusement, mes pieds comme plantés dans le sol, le seul regard de Valinor me paralysait. Alors, sans me soucier de sa réaction, je me pris la tête dans les mains et je m'assis brusquement sur le sol. Alors je soufflais un grand coup. Je ne voulais plus avoir à résister, je ne voulais plus voir son corps. Je mis ma tête sur mes genoux et je fixais les feuilles à mes pieds. J'imaginais Valinor en face de moi qui, blessé par ma réaction, s'en aller en colère avec ses loups. Alors comme pour le retenir, je me dis doucement à moi-même:
- Excuse moi.

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MessageSujet: Re: Souvenirs d'enfance Dim 3 Nov - 18:24

La nuit étendait enfin son manteau sombre sur le monde. Le hululement d'un rapace nocturne attira les regards de nos compagnons, mais aucun ne bougea et le temps d'un battement d'ailes, nous restâmes tous totalement immobiles. Je ressentais la présence d'Aëlys à mes côtés et ne désirais plus qu'une chose. Ma seule alternative fut un pas en arrière, discret mais présent tout de même, mon seul espoir d'une possibilité d'évasion. Pourtant je ne désirais pas partir. Je ne ressentais plus l'envie de rentrer chez moi, je ne ressentais plus l'envie de quoi que ce soit d'autre, que la réalisation de mon imagination que je qualifiais -avec rage- de dégueulasse. Mon regard d'azur refusait d’obéir aux ordres de mon cerveau et je la fixais presque contre mon gré. Presque, parce que plus je la regardais, et plus je refusais l'évidence: Il fallait qu'on se sépare au plus vite, avant que tout ne dérape. J'ignorais ce qu'elle pensait, j'ignorais ce qu'elle ressentait. Mais nous n'étions que deux inconnus, deux parfaits armures qui ne s'étaient jamais rencontrés auparavant. Nous ne pouvions pas faire plus que ce que nous avions déjà fait ensemble. En si peu de temps, nous avions tant partagé que mentalement, je me refusais à vivre ça avec qui que ce soit d'autre. Elle emplissait mon horizon et je n'imaginais mon avenir qu'à travers son bonheur à elle.

Je m'apprêtais à me faire violence pour couper court à notre rencontre. Il fallait que l'un de nous fasse le premier pas, parce que visiblement mes pensées n'étaient pas réciproques et je ne pouvais rester plus longtemps sans risquer de finir par devenir l'esclave de mes désirs les plus profonds. Mais dans un bruit sourd, Aëlys s'affala sur le sol. Je n'eue pas même le temps de la retenir ou de la soutenir ne serait-ce qu'un tant soit peu. Cependant lorsque je réalisais la situation, je comprenais qu'elle s'était volontairement laissée tomber. Dardant sur elle un regard plein d'incompréhension, je la voyais passer les mains sur son visage comme pour fuir la situation, et un souffle lourd s'échappa de sa bouche aux lèvres si délicieuses. Finalement elle déposa délicatement sa tête sur ses genoux et son regard se porta au sol, entre nous. Que devais-je comprendre? Ne voulait-elle plus de moi? Avait-elle compris ce que je m'imaginais contre son gré? M'en voulait-elle? Pourtant, le murmure parvint à mes oreilles et ses excuses me frappèrent de plein fouet. Je m'approchais vivement et m'agenouillais devant elle, cherchant son regard sans oser entrer en contact direct avec elle. J'aurais pu poser mon index sous son menton et lui relever la tête de force, mais je craignais qu'un si infime détail ne déclenche en moi une éruption volcanique. Je restais là, immobile, plus proche d'elle que je n'aurais dû l'être, et je la détaillais intensément. Emprunt à l'inquiétude intense que me provoquait son brusque changement d'attitude, je constatais pourtant que nos amis ne semblaient pas étonnés par ce que nous vivions l'un et l'autre. Décidément, les espèces vivantes étaient réellement plus évoluées que la nôtre...

- Non! Tu n'as aucune excuse à me faire! Si je t'ai importunée, je te prie de me pardonner, ce n'est pas ce que j'ai voulu. Je suis sincèrement désolé si mon attitude est anormale, c'est que je n'ai jamais côtoyé mes semblables et vos codes me sont presque inconnus. Je-Je ne voulais pas t'offenser, Aëlys.

Son prénom passa mes lèvres comme une arme fatale contre moi-même, une lame autodestructrice qui entaillait mon être tout entier. Le désir me consumait, sa proximité brûlait mes entrailles comme si j'avais été un cochon suspendu à une broche au dessus d'un feu ardent. Je me retenais de l'embrasser là, maintenant, et luttais violemment contre mon cerveau pour ne pas me lever et partir en courant. Je devais seulement reprendre mes esprits, me faire violence pour ne pas me laisser aller à de si volatiles sentiments -dont j'avais ignoré jusqu'à l'existence depuis toujours- dont j'avais brusquement une peur effroyable.
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MessageSujet: Re: Souvenirs d'enfance Mar 5 Nov - 20:55

Alors même que je m'excusais doucement, j'entendis qu'il se rapprochait. J'entendis le son, très particulier, d'un vêtement qui se plie, et je compris alors qu'il s'était agenouillé face à moi. Pourtant, je m'évertuais à garder les yeux baissés. Je fixais le tapis de feuillage rouge et vert à mes pieds, qui n'avait pourtant qu'un intérêt restreint en comparaison du beau visage de Valinor. Que se passerait-il si je levais les yeux? Nous serions proches et je serais si gênée que mon visage deviendrait cramoisi et finalement je serais obligé de baisser le regard à nouveau pour me rependre. A moins que Valinor ne nous sauve de cette situation, je ne voyais pas ce que moi je pouvais faire. Pourtant, bientôt, j'entendis le son de sa voix:
- Non! Tu n'as aucune excuse à me faire! Si je t'ai importunée, je te prie de me pardonner, ce n'est pas ce que j'ai voulu. Je suis sincèrement désolé si mon attitude est anormale, c'est que je n'ai jamais côtoyé mes semblables et vos codes me sont presque inconnus. Je-Je ne voulais pas t'offenser, Aëlys.
Ces fameux codes dont il parlait m'étaient connus à moi, et cela ne m'empêchait pas de réagir différemment. A près tout, si nous en étions là maintenant, c'était par ma faute. Si j'avais été moins préoccupée par son geste, pourtant bienveillant, et si j'avais accepté avec naturel sa chemise, notre trouble n'existerait pas. C'était à cause de mon hésitation, et de mes pensées peu respectables, alors que l'Armure retirait son haut, que je nous avais embarqué dans cette situation périlleuse. Ce n'était pas à lui de s'excuser! J'en étais certaine. Non, il ne m'avait pas importunée! Au contraire, il avait voulu se montrer courtois. Et moi, comme une idiote, j'avais laissé mon imagination déborder et autoriser mon inconscient à envahir mon espace. J'avais honte de ce que je pensais à présent.
Mais je n'étais plus une enfant, j'étais une Armure. Une Armure combat, une Armure survit aux pires attaques. Une Armure est une des entités les plus puissantes des cités de ce monde. Une Armure doit savoir contrôler des émotions qui la submergent. Que dirait mon mentor si il apprenait que je combatais d'immondes créatures sans peur, mais que j'étais terrorisée par la proximité de Valinor. Je devais me rependre au plus vite, éteindre le feu qui me dévorait de l'intérieur. Je ne pouvais pas lutter contre ce que je ressentais. Au contraire, je devais utiliser mes émotions pour me rendre forte. L'envie féroce de sentir son corps contre le mien devait m'aider à lui faire face sans trembler. Alors, lentement, je relevai la tête. Je plongeai mes yeux dans les siens et je lui souris. Jamais la Aelys du quotidien n'aurait aimé être vue en position de faiblesse. Et pourtant, comme c'était difficile! Tout n'était qu'attrait sur son visage, si près du mien. Je lisais dans ses yeux de l'incompréhension, du questionnement et je vis qu'il réfléchissait à toute allure. Il devra apprendre que l'un des mes traits de caractère, c'était justement d'en changer assez rapidement. Visiblement mes changements d'humeur le laissaient quelque peu perplexe. Alors je voulus le rassurer et c'est toujours les yeux dans les yeux que je lui répondis:
- Tu ne m'as pas offensée, au contraire.

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MessageSujet: Re: Souvenirs d'enfance Sam 11 Jan - 17:01

Il faisait sombre, l'air se rafraîchissait d'autant plus que le temps s'écoulait. Je sentais la présence de nos compagnons derrière nous, ils semblaient sereins. Plus que nous en tout cas. Ou seulement plus que moi. Lorsque la jeune femme releva la tête, son visage affichait tout autre chose que ce à quoi je m'attendais. Elle avait l'air de contrôler la situation mieux que personne, tandis que je me sentais plus perdu que n'importe où ailleurs. Elle souriait, comme si rien de tout ce qui m'avait gêné n'avait existé, et mes pensées étranges disparaissaient à mesure qu'elle me fixait, pour laisser place à de nombreuses questions. Que s'était-il passé, réellement? Je me sentais comme dans un rêve, comme si la situation que j'avais jugée difficile s'était dissipée pour m'envoyer dans un tout autre rêve, loin de la première Aëlys que j'avais rencontré. Mon trouble devait se lire aisément sur mon visage, pourtant je ne cherchais pas à camoufler mon ressenti. Malgré moi, lentement, le désir refaisait surface. Son sourire était magnifique même s'il avait quelque chose de lointain, comme une apparition fausse.

- Tu ne m'as pas offensée, au contraire.

Alors que s'était-il passé? Etais-je seulement autorisé à lui poser la question? Je me voyais soudainement dans le doute, j'avais peur de la répercussion de mes paroles. Je restais silencieux un long moment, fixant son regard comme un ultime ancrage à une terre promise que je ne parvenais plus à atteindre. J'aurais pu soupirer mon désespoir, mais je retenais mon souffle comme si chaque trace de mon existence pouvait la faire disparaître à n'importe quel moment. Elle était si mystérieuse et en même temps, je voyais en elle comme si son âme s'ouvrait à moi. Je ne pouvais décrypter ses pensées, et plus j'attendais de savoir et plus je désirais en apprendre davantage. Mon coeur s'enflamma, je ne voulais qu'une seule chose. Mon regard azur plongea dans le siens, et je ne la quitta plus des yeux. Plus un seul instant. J'aimerais essayer quelque chose. J'ignore si tu me l'autorisera. Alors que je temps semblait s'être arrêté autour de nous, je levais lentement ma main droite et mes doigts fins vinrent caresser doucement son visage, enfermant en eux la douceur de sa peau. Ne quittant pas son regard, je déglutissais péniblement et inspirais profondément, peut-être pour la dernière fois de mon existence. A genou devant elle, je reposais mon pied gauche sur le sol et m'élevais à son appui, pour m'approcher plus près.

A quelques millimètres de son visage, le mien s'enflamma et une chaleur ardente consuma mon être jusqu'aux tréfonds de mon coeur. Ce désir profond, avait un tout autre objectif que l'envie elle-même. Je ressentais le besoin de me rapprocher, de me livrer, et de la connaître autant qu'elle m'autoriserait à le faire. Je dépassais les limites que les codes de communication autorisaient, mais je ne pouvais plus faire demi-tour, je ne m'en sentais pas la force. Elle resta un moment sans réagir, et je me lançais. Je savais que je ne pourrais pas me pardonner de ne pas avoir prit se risque avec elle. Alors que j'aurais dû fuir, m'en aller et oublier cette journée que nous avions vécue ensemble, alors que j'aurais sû la laisser vivre sa vie loin de moi, je brisais toutes les promesses et j'enfreignais toutes les règles. Je l'embrassais. Du plus vrai des baiser, des plus sincères sentiments, je lui donnais mon coeur et désespérément, je tentais de voler le sien.
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MessageSujet: Re: Souvenirs d'enfance Dim 12 Jan - 21:08

Comme ses yeux étaient bleus! Cette vision était si belle qu'elle me semblait irréelle. Son visage aux traits fins était près du mien, et même si en façade je paraissais sûre de moi, je n'en étais rien. Malgré ma capacité à tout renfermer au plus profond de mon être et à me fabriquer un air placide, j'étais terrorisée. Je n'avais rien demandé de tout cela, je n'avais rien attendu de lui depuis le début. Mais maintenant, c'était différent. A présent, je voulais qu'il agisse. Je voulais qu'il fasse ce que j'étais incapable de faire. Depuis mon enfance, tout ces jeux auxquels se prêtaient les plus grands m'étaient apparus comme les plus débiles. Cette envie irrépressible de contact, le désir qui se lisait dans leurs yeux m'intriguaient sans que j'en comprenne l'utilité ou le sens. Maintenant je savais. Je savais qu'un jour, aussi inattendu que merveilleux, on désirait quelqu'un. Finalement c'était très naturel. C'était certes très difficile, inexplicable et on pouvait le percevoir comme déplacé, mais c'était une totale remise en question. Comme un passage vers ce que, depuis le début, on attendait sans s'en rendre compte.
Pour ma part, malgré toute ma peur, je frémissais de ce que je sentais naître. Son regard pénétrant où se lisait une détresse infinie me donnait envie d'y rester à jamais. Tel un aimant j'étais captivée par tout son corps, comme le prolongement du mien. Mes mains arrêtèrent de trembler quand je réalisais que j'avais confiance en lui, comme jamais je n'avais fait confiance à quelqu'un. Tout ceci était tellement étonnant! Je ne connaissais Valinor que depuis quelques heures et j'étais pourtant prête à m'offrir à lui sans discussion. J'étais prête. Et j'attendais qu'il le soit aussi.
Alors, doucement et comme un rêve, sa main s'approcha de ma joue. Quand elle rencontra ma peau, je fermais un court instant les yeux. J'avais craint comme une explosion mais, le contraire se produisit. Son contact se prolongea le long de mon visage et détendit mes muscles contractés. J'étais encore à terre et repliée sur moi-même. Ses yeux bleus étaient tout ce qui importait. Rien de plus. Alors il s'approcha encore et encore, accentuant toutes mes sensations. Dans l'expectative d'autre chose, je soufflais pour évacuer toute la tension. Cela ne marcha pas beaucoup mais je ne m'en rendis pas tellement compte, je fixais à présent ses lèvres dont la destination était les miennes. Sans contrôler mes mouvements, et instinctivement, je relevais légèrement la tête pour accueillir son baiser.
Sa bouche contre la mienne, je me délectais de chaque seconde. Puis je me rendis compte qu'il hésitait, je ne savais comment. Alors je compris que ma passivité depuis le début de cet échange pouvait passer pour une réponse négative à son égard. Alors, pour prouver le contraire, je lui rendis son baiser avec encore plus de fougue. Bientôt mes mains glissèrent vers ses cheveux que j'ébouriffais rapidement.
N'ayant à présent plus beaucoup d'équilibre, je me levais, emportant Valinor avec moi. Tout contre lui, j'avais l'impression d'être invulnérable.

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MessageSujet: Re: Souvenirs d'enfance Jeu 5 Juin - 8:02

Ma chère Aëlys... Cinq mois maintenant que tu m'attends, et je ne parviens toujours pas à écrire le texte que j'aimerais rédiger... J'ai essayé des dizaines et des dizaines de fois, mais c'est toujours du caca tout mou T.T
Est-ce que tu m'en voudrais si on abandonnait là notre RP? Bien sûr, comme on se l'est promis, on se retrouvera sur un autre forum, un de ces quatre. Mais là, je suis incapable de faire un paragraphe correct et je m'auto-exaspère...
Gros bisous,
Ta Risounette <3
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MessageSujet: Re: Souvenirs d'enfance Dim 15 Juin - 20:20

Coucou!
Désolée du temps de réponse, je prépare mon bac qui est imminent. C'est sûrement ton cas aussi?
Bon pour être honnête, je suis déçue! Bien sûr! Mais je ne t'en veux pas, c'est évident. Perdre Night' et Ris' me fait de la peine, perdre également Valinor et Aelys... J'ai tellement peur qu'on ne puisse plus rp ensemble! Où va-t-on aller à présent? Nous n'avons plus aucun forum en commun, à mon plus grand malheur!
J'espère avoir vite de tes nouvelles,
Ta Nightounette.  I love you 

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MessageSujet: Re: Souvenirs d'enfance Dim 15 Juin - 21:10

Oh Nightounette, les rp avec toi me manquent déjà terriblement...

J'ai de nouveau du temps, je vais répondre à Aelys dans la semaine. Je me sens prête, après mes exams' qui ont eu lieu la semaine dernière, à répondre quelque chose de correct.

J'ai envie de pleurer chaque fois que je passe sur la prophétie et que je vois cette affreuse phrase rouge. Je peux t'envoyer des forums sur lesquels je suis, si tu veux. En revanche, après Ris' et Steel', je ne reprendrais pas les rpg lupins. Ça me fait trop mal au coeur. Pas maintenant en tout cas. Je suis sur l'un, en phase test, mais je doute de rester. Je pourrais te l'envoyer quand même, au cas où, si tu veux.

Je perds une partie de moi avec La Prophétie, et je voyais LPII comme une bête noire parce que j'avais peur de ça. Finalement, mes craintes se sont révélées justes et j'ai les larmes aux yeux. Mes tous premiers loups... Tu ne peux pas imaginer comme j'ai mal. Ils étaient tous deux une partie énorme de moi. Je pense que Saakis ne sait pas ce qu'elle m'enlève. Je ne le lui reproche pas, elle ne sait pas. Mais Dieu que j'ai mal... Je souffre terriblement depuis que j'ai appris. Oh, je ne trouve même pas le courage de poster un message d'adieux à mes amis là-bas. Je ne les reverrais pas. Et je ne reverrais probablement pas Moro non plus. Je souris derrière l'écran, un sourire accompagné de larmes. Saakis me retire deux ans de ma vie, sans le savoir. J'aurais tant aimé pouvoir sauver La Prophétie... J'avais tant de projets...

Je t'aime, Night.
Ta triste Risounette.
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MessageSujet: Re: Souvenirs d'enfance Lun 16 Juin - 13:00

Comment se sont passés ces examens alors?  Question 

Oh oui, que cette phrase rouge me fait mal à moi aussi Sad
J'essaye de l'oublier mais c'est impossible. Ce n'était pas mon premier forum de rpg, contrairement à toi, mais ça a été l'Envol. C'est grâce à LP que j'ai compris que l'écriture était l'une des activités essentielles à ma vie. Et puis j'y ai découvert des ami(e)s formidables et toi ma Risounette. Night' et Ris' c'était ce que j'avais de plus précieux! J'ai l'impression que je te dois tout tu sais. Je ne sais pas comment te le dire (bon je pleure...), mais chaque jour au lycée en français quand je ramène une bonne note en écrit d'invention et que mon professeur vante mes mérites à toute la classe en lisant mon texte, je pense à toi. Oui, je suis fière de ma progression, même si je te le répète souvent, je suis encore loin de ton niveau. Quand les autres élèves viennent me demander ce que je travaille pour obtenir de tels résultats, c'est ton nom qui est sur mes lèvres!
Alors merci tout simplement! ♥️

J'aimerais te rejoindre oui! Je ne peux pas me résoudre à tout laisser derrière moi comme ça! J'accepterais avec joie la liste de ces forums. Moi non plus, je ne me sens plus trop la force de jouer un personnage lupin. MON personnage c'est Night', c'est moi, c'était mon exutoire. Nul autre ne pourra le remplacer.

Malgré tout, je savais que cela arriverait et je m'y étais préparée. C'est avec bonheur que je pense à tous ces moments que nos deux amoureux ont passé ensemble, et donc ces moments que toi et moi nous avons partagé. Pour ma part, je ne regrette rien et j'admire ce que tu avais élaboré pour eux.
Surtout, ne te sens pas obligée de répondre à ce rp-ci. Lui-aussi a été l'un des plus émouvants à mes yeux, tel qu'il est maintenant.

Je t'aime fort, Laure.

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MessageSujet: Re: Souvenirs d'enfance Lun 16 Juin - 13:55

Oh Laure, que d'émotions dans mon coeur et dans mes yeux en lisant ton message... Je ne savais pas que tu parlais de moi irl... Je suis touchée. Il est vrai que moi aussi, je parlais beaucoup de LP. Aucun de mes amis ne connait pas Rising Sun, son tendre compagnon et toutes leurs aventures. Et ma meilleure amie, si tu la rencontrais, te dirais à quel point je l'ai harcelée avec tous nos RP et la passion qui nous unie. Je suis flattée de t'avoir permis de progresser mais ne me remercie pas, c'est à toi seule que tu dois tout, je ne faisais que répondre à des RP qui m'inspiraient, et tu en as fais partie.

Le sujet qui fâche : les exam'. Eh bien ma petite Laure, je me suis étalée en beauté. Mon dernier espoir est mon dernier exam qui aura lieux mercredi 25, et je doute profondément de le réussir. J'ai la semaine pour le préparer et je n'ai toujours pas commencé, après trois jours à ne rien faire à la maison. J'ai tellement peur d'échouer que je n'ose pas le préparer, parce que je me sentirais trop minable si je ratais après m'être entraînée...

Pour les forum, je suis sur des rpg humains:
Pensionnat Hikage
Pensionnat Bridges Adams
Pensionnat Hold my Hand

Et je te donne mon skype : Anodev91, comme ça si tu as skype, on pourra s'ajouter mutuellement et parler plus souvent <3
Ta tendre Mylène
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MessageSujet: Re: Souvenirs d'enfance Ven 20 Juin - 11:52

Je m'attends à être rejeté, parcequ'Aëlys semble trop sûre d'elle pour se laisser aller à de telles émotions. Mais contrairement à ce que j'ai prévu depuis que mes lèvres ont rencontré les siennes, je sens ses mains caresser ma peau et s'enfouir dans mon cou. Ses doigts se perdent dans mes cheveux mi-longs et semblent prendre plaisir à leur égarement. Dans un mouvement qu'elle rend commun, elle nous pousse vers le haut et nous nous levons. Je profite de notre étreinte mystérieuse, qui devrait n'avoir aucune raison d'être. Je m'enivre de son corps contre le miens, de son odeur autour de moi, de ce silence royal qui nous protège du monde extérieur. C'est comme si, pendant un instant, nous ne faisons plus qu'un. Comme si plus rien ne pouvait nous atteindre, ni nous séparer.

Les échos de la cascade résonnent à mes oreilles comme autant de menaces, mais également tout autant de promesses. Moi qui aimait le calme de la forêt, que ce soit en journée ou en pleine nuit, je me surprends à craindre l'aube. Que ce passera-t-il alors? Partira-t-elle? Prendra-t-elle la fuite avec Roméo pour ne jamais me revenir? Ou alors, vais-je ouvrir les yeux et réaliser que cette rencontre n'a été qu'un rêve magnifique? Je lève les yeux vers le ciel et je fixe les étoiles, puis la lune. La nuit est claire, aucun nuage ne se profile à l'horizon. Pourtant, je ne peux m'empêcher de ressentir une certaine inquiétude. Dans quelques heures, le jour se lèvera à nouveau sur le monde, et Aëlys et moi devrons retourner en ville pour remplir notre devoir. Si d'ici-là, je ne me réveille pas.

Pris d'un instinct nouveau, j'enroule délicatement mes bras autour des hanches d'Aëlys et renferme mes doigts dans le creux de ses reins, puis j'abaisse ma tête pour la regarder ou plutôt, la contempler. Elle est si belle, si mystérieuse, si... Inattendue... J'avais toujours imaginé ma vie seul, au fond des bois, seulement accompagné de mes compagnons. Aujourd'hui pourtant, j'ai fais la connaissance d'une jeune fille unique en son genre, et je ne peux désormais plus concevoir ma vie ailleurs qu'à ses côtés. Le regard plongé dans mes pensées, je ne dis pourtant pas un mot. Si je parlais de ce que j'ai en tête, il n'y a aucun doute, Aëlys fuirait au grand galop. Parce que même moi, aussi asocial puis-je être, je sais que je ne suivrais pas une personne totalement inconnue sous prétexte qu'elle imagine déjà l'avenir à deux. Enfin... Pas s'il ne s'agit pas d'elle, en tout cas.

Je lâche un soupire désespéré malgré moi, parce que j'ai autant peur du passé que de l'avenir. Et, sans vraiment m'en rendre compte sur le moment, j'enlace tendrement Aëlys et je niche mon visage dans son cou, comme pour prendre possession de son corps tout entier pour ne plus jamais le lâcher. Oui, je n'ai plus qu'un désir, et il est là, au creux de mes bras.
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MessageSujet: Re: Souvenirs d'enfance Sam 21 Juin - 16:36





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MessageSujet: Re: Souvenirs d'enfance Sam 21 Juin - 17:32

Puta*******n... C'est tellement beau... *o*
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MessageSujet: Re: Souvenirs d'enfance Sam 21 Juin - 18:29

Cadeau :') ♥
Ps: Veux-tu que je réponde au rp ou préfères-tu le laisser ainsi?

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Souvenirs d'enfance

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